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Le mashup en bibliothèque : plus qu’un simple gadget ?

Si vous surfez un peu sur le web, vous avez forcément déjà vu des exemples de mashup, comme des sites touristiques (Trivop mixe GoogleMaps et Tripadvisor) ou une carte pour trouver les Vélib’ disponibles près de chez vous (les Lyonnais ont aussi droit à leur site).

Un mashup (ou mash-up, ou « application composite » d’après wikipédia) est une application créée en utilisant d’autres applications indépendantes (souvent des applications typiques du web 2.0 comme Googlemaps pour la localisation, Flickr pour les images, Wikipédia pour les informations, etc.). Si le mashup est possible, c’est parce que les concepteurs des différentes applications web ont laissé la possibilité à ces applications de communiquer entre elles, et mettent même souvent à disposition des API (interfaces de programmations) pour fabriquer ces mashups.

L’application web la plus fréquemment utilisée pour créer des mashup est GoogleMaps, puisqu’elle permet très facilement de créer des applications pertinentes de géolocalisation. Le monde des bibliothèques n’échappe pas à la règle et on en trouve des exemples originaux :

  • La cartoguide du blog everitouthèque permet de visualiser sur une carte GoogleMaps la liste des guides géographiques disponibles dans les médiathèques du Pays de Romans.
  • La Skokie Public Library dans l’Illinois propose un service de bibliobus. On peut consulter sur une carte GoogleMaps les horaires de passage du bus, et un simple coup de téléphone permet de réserver un document.
  • Cécile Arènes, rédactrice du blog LiberLibri, a elle créé une carte des bibliothèques 2.0 en France.
  • La bibliothèque numérique de Roubaix alimente une exposition sur Van der Meersch en proposant une carte interactive sur les lieux qui ont compté dans sa vie.

Mais un des mashup les plus ambitieux, propres à l’univers des bibliothèques, est le projet bibli.othequ.es lancé par Damiano Albani. Cet outil, qui veut remédier à l’austérité des OPAC 1.0, mélange un accès aux catalogues de bibliothèques, aux pages des principaux vendeurs en ligne comme Amazon, Chapitre ou la FNAC, et un plugin pour navigateur.  Lucie a fait un très bon article à ce sujet.

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Les outils du web 2.0 : qui sont-ils?

Le web 2.0, web dans lequel l’internaute n’est plus un simple visiteur mais bien un contributeur, où l’information circule et où les applications se « parlent », a engendré un certains nombres d’outils…

Quand on demande à notre ami Google quels sont exactement ces outils du web 2.0, il a plutôt tendance à nous répondre : « Le web 2.0 c’est tout çà… » :

web2.0

 

Hum… Mais encore ??

Les outils du web2.0 peuvent s’articuler en 2 grandes catégories. Les outils de recherche et de collecte d’informations et les outils de travail collaboratif.

1 – Les outils de recherche et de collecte d’information

Le web 2.0 a radicalement changé la manière dont nous cherchons l’information, et ce grâce aux outils dont nous disposons aujourd’hui. Parmi ces outils, 4 sont utiles aux professionnels de la documentation pour effectuer des recherches ou mettre en place différentes veilles.

  • Les navigateurs web 2.0 : on peut citer Internet Explorer 7 (dont vous trouverez un mode d’emploi simple et complet ) ou encore Firefox 2.0 (également un très bon mode d’emploi ici).
  • Les moteurs de recherche personnalisables comme Rollyo, MonAsk ou encore Google Co-op. Tous ces moteurs de recherche personnalisables vous permettront entre autres de personnaliser l’interface, d’annoter des liens, et même de partager votre moteur avec une communauté d’utilisateurs.
  • Autre outil plus élaboré que le moteur personnalisable, il s’agit des portails personnalisables dans lesquels vous pourrez intégrer vos flux mais également différents services comme la météo, un bloc-notes, votre horoscope ou encore la fameuse blague du jour. Les plus connus d’entre eux sont MonYahoo ou encore Netvibes (dont vous trouvez un commentaire plus détaillé dans ce billet).
  • Et enfin, les fils RSS et les agrégateurs de flux RSS. Pour simplifier, un fils RSS est un système qui permet d’extraire d’un site web ou d’un blog du contenu régulièrement mis à jour. Les agrégateurs de flux RSS vous permettront, quant à eux, de vous abonner à des fils RSS et de recevoir dans une même fenêtre les nouveaux contenus de ces fils. On peut citer FeedReader 3, et bien sûr GoogleReader et Netvibes

2 – Les outils de publication et de travail collaboratif

On le sait désormais, le web 2.0 se veut collaboratif ! Tout le monde participe, car tout le monde a quelque chose à dire ou à montrer. Voici donc les 5 outils « phares » du web participatif.

  • Les blogs sont des journaux personnels en ligne qui permettent à un utilisateur d’exprimer son point de vue, généralement sur un sujet particulier, ou simplement de raconter sa vie personnelle comme on le ferait dans un journal intime, à l’aide d’articles appelés billets. Chacun est libre ensuite de commenter ces billets, ce qui fait du blog un outil de publication et de discussion. Pour pouvoir créer un blog, il faut d’abord trouver un hébergeur, les plus populaires sont WordPress, Blogger ou encore TypePad.
  • Les bookmarks sociaux sont des marques-pages enregistrés par un internaute sur un site web afin de pouvoir les partager avec une communauté d’autres internautes. Ces bookmarks sont ensuite taggés, résumés, annotés, commentés… Plus besoin de fouiller votre historique de navigation ou de noter consciencieusement vos liens, il vous suffit désormais de les enregistrer sur des sites spécialisés comme Delicious ou Diigo (Vous trouverez d’ailleurs plus d’explication dans ce billet).
  • L’emblème de l’internaute contributeur est bien entendu le wiki. Le wiki est un site web permettant à tout un chacun de contribuer à l’élaboration et l’évolution d’un site en ajoutant ou modifiant du contenu. Parmi les plus célèbres, comment ne pas citer Wikipédia  mais aussi Bibliopédia.
  • Quoi de plus collaboratif que les réseaux sociaux ? Il s’agit de sites de partage communautaires qui vous permettent de créer une fiche ou une page qui vous est propre et ensuite de vous créer votre réseau d’amis, de collègues, de connaissances… Certains sites ont une fonction précise comme Meetic qui vous permettra de rencontrer l’âme soeur (paraît-il!) ou Viadeo si vous cherchez plutôt du boulot. D’autres sont moins ciblés comme Facebook ou encore MySpace (pour lesquels vous trouverez plus d’infos dans ce billet).
  • Enfin, parmi tous les services du web 2.0 on peut citer les services multimédias comme le partage de vidéo grâce à YouTube, ou encore DailyMotion, le partage de photos par l’intermédiaire de Flickr

En conclusion, le web 2.0 est très vaste, truffé de sites qui vous permettront de collaborer, de commenter, de critiquer parfois, ou simplement de vous tenir au courant de l’actualité, de suivre les informations qui correspondent à vos besoins. Pour plus d’infos, pour en savoir plus sur comment ça marche, pourquoi c’est fait,  je vous recommande le très bon blog que voilà, réalisé par d’anciens élèves de l’EBD. Vous trouverez également un powerpoint (en anglais) sur les outils du web 2.0 ici.

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Le web 2.0 c’est quoi ?

Ce blog a pour sujet les utilisations du web 2.0 en bibliothèque. La moindre des choses est de définir ce qu’est ce fameux web 2.

L’expression, construite sur le modèle des noms de version donnés aux logiciel, a été lancée en 2004 par Dale Dougherty de la société O’Reilly Media pour parler des mutations du web à ce moment là.

Caractéristiques du web

Souvent ambigüe, parfois controversée, l’appellation web 2.0 ne fait pas tant référence à un web qui aurait subitement changé qu’à une évolution progressive des utilisations et des technologies de la toile. On retrouve généralement dans les sites web étiquetés 2.0 des caractéristiques communes, ni obligatoires ni forcément suffisantes :

  • Le webmaster n’est plus le seul créateur de contenu. Des contributeurs qui ne connaissent rien aux langages informatiques peuvent rédiger facilement des articles et pages web.
  • Les utilisateurs deviennent actifs par rapport aux contenus des pages : ils commentent, ils votent, ils taguent, ils proposent, souvent même rédigent. Le  site devient interactif.
  • Le site est « social » ou « communautaire » : les utilisateurs aux intérêts communs (ou non d’ailleurs) peuvent facilement partager des données à propos de n’importe quoi, trouver d’autres utilisateurs via des affinités, jusqu’à former de véritables réseaux sociaux.
  • L’ergonomie du site est améliorée. Des applications autrefois installées sur les ordinateurs peuvent maintenant être utilisées depuis n’importe quel navigateur internet.
  • Le site n’est plus isolé sur la toile. Il fait fréquemment référence à d’autres sites qui le mentionnent en retour, il détourne des applications créées par d’autres pour coller à son propre usage (le mashup)
  • Le site n’est pas statique, mais dynamique, en perpétuelle évolution, proposant du nouveau contenu et actualisant l’ancien. Ces actualisations peuvent être notifiées automatiquement dans des outils de veille appelés agrégateurs.
  • Les documents audiovisuels ou interactifs occupent une place prépondérante dans le site.

Le web 2 côté techno

De nombreuses technologies ont permis l’émergence de ce phénomène web2 et d’autres sont apparues depuis.

Citons pour les langages le XML, base de pratiquement toutes les applications du web aujourd’hui, le XHTML petit frère 2.0 du HMTL, le CSS qui permet facilement de créer des pages web graphiquement homogènes et AJAX qui mélange un peu tout ça.

La syndication de contenu, via des technologies appelées RSS ou ATOM par exemple, est également symptomatique du web2.

Les navigateurs internet à l’instar de Firefox ont également joué le jeu en proposant de plus en plus un nombre faramineux de plugins et autres extensions  qui permettent notamment d’intéragir plus facilement avec les pages web.

L’étiquetage, espèce d’indexation sauvage à base de « tags« , faite par des utilisateurs non-formés aux techniques de gestion de l’information comme vous et moi, est omniprésent sur les sites 2.0. Le partage de tags sur un réseau social faisant ressortir les tags les plus utilisés est appelée folksnomonie (et produit souvent des résultats assez peu convainquants).

L’application flash développée par Macromedia et reprise par Adobe permet de développer facilement des pages interactives, graphiquement très poussées et interopérables.

Et les principaux sites web 2 alors ?

Vous trouverez de nombreux billets sur ce blog qui étudieront plus en détail certains sites phares du web 2, aussi je ne tacherais pas d’être exhaustif – ce serait de toute manière impossible, mais voilà quelques exemples :

Pour aller plus loin dans l’approche du web 2 et son usage en bibliothèque, référez-vous à ce superbe slide réalisé par Silvère Mercier, l’auteur du fameux bibliobsession :

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