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Bibli.othequ.es : les bibliothèques proches de chez vous à portée de clic

Face au développement des catalogues de bibliothèques sur Internet, un jeune informaticien a eu l’idée de créer un SUDOC (Service Universitaire de Documentation) des bibliothèques publiques. C’est Bibliobsession qui en parle ici.

Les bibliothèques près de chez vous

L’idée est simple : proposer un service de recherche simple et commun à toutes les bibliothèques proche de chez vous (bibliothèques municipales, universitaires, associatives…). Ainsi, plus besoin d’effectuer plusieurs recherches sur différents catalogues, que le créateur de ce projet trouve « très peu agréables à utiliser ».

Voilà ce que ça donne.

Comment ça marche ?

Les bibliothèques souhaitant participer à ce projet doivent permettre l’interrogation de leur catalogue par des API (application programming interface, en français interface de programmation applicative) ou standards reconnus, comme Z39-50.

L’usager se rend sur le site et sélectionne les bibliothèques de son choix parmi celles qui mettent leur catalogue à disposition. Il installe ensuite sur son ordinateur un plug-in (Greasemonkey sur Firefox et Explorer, Greasekit sur Safari), puis télécharge le plug-in des bibliothèques.

C’est fait ! En surfant sur vos sites de vente de livres habituels (alapage, amazon, fnac, chapitre), vous serez automatiquement averti de la disponibilité ou non de l’ouvrage dans les bibliothèques que vous avez sélectionné.

found Cette icône s’affiche lorsque le livre est disponible…

not-found … et celle-ci lorsqu’il ne l’est pas !

Vous saurez alors si le livre que vous convoitez est disponible dans votre bibliothèque ou non.

Simple comme un clic, non ?

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Les bibliothèques italiennes et le web 2.0

Conférence Web 2.0 et bibliothèques

En mars dernier à eu lieu à Rome une conférence ayant pour sujet le web 2.0 et les bibliothèques, preuve que ce sujet n’est pas limité à la France.

En introduction, la directrice de la bibliothèque de La Sapienza à Rome a fait un bref retour sur l’historique du web 2.0. Selon elle, adopter les technologies du web 2.0 peut permettre aux bibliothèques d’avoir les clés rapides et immédiates pour l’accès au contenu de la bibliothèque. Cela crée également une forte valeur ajoutée pour ces dernières.

L’apparition du web 2.0 en Italie

C’est en 2005 que seraient nés les premiers usages du web 2.0 dans les bibliothèques italiennes, et que serait apparu le terme de bibliothèque 2.0. A partir de là ces outils se sont développés et sont devenus des thèmes récurrents dans les revues spécialisées (Biblioteche Oggi, Biblionline, Proceedings CNBA). Le point culminant de cette ouverture des bibliothèques aux web 2.0 et à ses technologies aurait été représenté par l’édition 2009 du Convegno delle Stelline, »Il mondo in biblioteca / la biblioteca nel mondo. Verso l’internazionalizzazione del servizio e della professione” (le monde dans la bibliothèque / la bibliothèque dans le monde. Vers l’internationalisation du service et de la profession).

Un programme intitulé « 23 library things »  comprend 23 modules à suivre sur 9 semaines. Ces mesures ont été prises pour former les bibliothécaires italiens à ces divers outils : Youtube, Podcast, Flickr, Slideshare, Facebook, des wikis, blogs… en bref, à tous les outils sociaux.

Qu’en est-il du web 2.0 dans les bibliothèques italiennes ?

Un questionnaire sur l’utilisation des outils 2.0 avait été distribué dans les bibliothèques italiennes ;  les résultats ont été communiqués lors de cette conférence. Selon les réponses de 148 établissements, les instruments les plus utiles et les plus fréquemment utilisés sont les blogs, les wikis, et les fils RSS.

Parmi les raisons qui empêchent les bibliothécaires d’utiliser ces outils figure en première position le manque d’intérêt des dirigeants et supérieurs, ainsi que le manque de temps à consacrer à l’apprentissage de ces nouvelles technologies.

Le thème suivant portait sur l’avenir des catalogues des bibliothèques. Il en est ressorti l’idée que les bibliothèques italiennes ne doivent pas rester fermées aux nouveaux OPAC, car cela leur nuirait. Elles sont d’ailleurs assez peu avancées dans ce domaine, et ont donc des efforts à faire dans ce sens.

Pleiadi

Un exemple d’utilisation des outils 2.0 est celui de Pleiadi (Portale per la Letteratura scientifica Elettronica Italiana su Archivi aperti e Depositi Istituzionali : portail pour la littérature scientifique électronique italienne sur les archives ouvertes et les dépôts institutionnels). Sur le site sont agrégés des contenus de sites différents grâce à des widgets et à des techniques de mashup. Pleiadi possède également une application sur facebook grâce à laquelle il est possible de faire des recherches dans le catalogue.

Le web 2.0 comme outil pour démocratiser les bibliothèques ?

D’après une enquête d’OCLC (Online Computer Library Center) réalisée entre 2005 et 2007, les usagers des bibliothèques italiennes les considérent comme des lieux plutôt lointains, liés aux obligations scolaires ; ils privilègent le web afin d’effectuer leurs recherches. Seulement 1% des usagers commencent une recherche sur le site d’une bibliothèque, contre 84% qui l’initient sur internet.

A une époque où les bibliothèques ne sont plus les uniques détentrices de l’information, repenser leurs rôles s’impose. C’est ce à soit désirent s’atteler les bibliothèques italiennes aujourd’hui., notamment grâce aux outils 2.0.

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Le mashup en bibliothèque : plus qu’un simple gadget ?

Si vous surfez un peu sur le web, vous avez forcément déjà vu des exemples de mashup, comme des sites touristiques (Trivop mixe GoogleMaps et Tripadvisor) ou une carte pour trouver les Vélib’ disponibles près de chez vous (les Lyonnais ont aussi droit à leur site).

Un mashup (ou mash-up, ou « application composite » d’après wikipédia) est une application créée en utilisant d’autres applications indépendantes (souvent des applications typiques du web 2.0 comme Googlemaps pour la localisation, Flickr pour les images, Wikipédia pour les informations, etc.). Si le mashup est possible, c’est parce que les concepteurs des différentes applications web ont laissé la possibilité à ces applications de communiquer entre elles, et mettent même souvent à disposition des API (interfaces de programmations) pour fabriquer ces mashups.

L’application web la plus fréquemment utilisée pour créer des mashup est GoogleMaps, puisqu’elle permet très facilement de créer des applications pertinentes de géolocalisation. Le monde des bibliothèques n’échappe pas à la règle et on en trouve des exemples originaux :

  • La cartoguide du blog everitouthèque permet de visualiser sur une carte GoogleMaps la liste des guides géographiques disponibles dans les médiathèques du Pays de Romans.
  • La Skokie Public Library dans l’Illinois propose un service de bibliobus. On peut consulter sur une carte GoogleMaps les horaires de passage du bus, et un simple coup de téléphone permet de réserver un document.
  • Cécile Arènes, rédactrice du blog LiberLibri, a elle créé une carte des bibliothèques 2.0 en France.
  • La bibliothèque numérique de Roubaix alimente une exposition sur Van der Meersch en proposant une carte interactive sur les lieux qui ont compté dans sa vie.

Mais un des mashup les plus ambitieux, propres à l’univers des bibliothèques, est le projet bibli.othequ.es lancé par Damiano Albani. Cet outil, qui veut remédier à l’austérité des OPAC 1.0, mélange un accès aux catalogues de bibliothèques, aux pages des principaux vendeurs en ligne comme Amazon, Chapitre ou la FNAC, et un plugin pour navigateur.  Lucie a fait un très bon article à ce sujet.

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