Les OPAC 2.0

Dans les bibliothèques publiques se développe actuellement une catégorie de catalogues de recherche nouvelle génération : les OPAC 2.0.

Qu’est ce qu’un OPAC ?

Un OPAC (Open Access Online Catalog) est un catalogue de bibliothèque en ligne, proposant diverses fonctionnalités, dont la principale est d’effectuer des recherches de documents dans les fonds de l’établissement. On peut également trouver, entre autres, des systèmes de réservation en ligne ou des services de questions-réponses.

Pour un exemple d’OPAC « traditionnel », regardez .

Les OPAC 2.0 : des OPAC sociaux

Les OPAC 2.0, proposent, en plus de celles-ci, des fonctionnalités supplémentaires.

Les usagers ont la possibilité de contribuer à l’enrichissement de ces catalogues, en ajoutant par exemple des commentaires sur les ouvrages qu’ils ont lu. Ils sont donc davantage impliqués dans la vie de la bibliothèque, ont la possibilité d’échanger entre eux, ainsi qu’avec les bibliothécaires. Les notices bibliographiques des documents sont enrichies par des images, par la couverture du livre, voire par de larges extraits.

Selon Marc Maisonneuve, ces nouveaux OPAC ont des caractéristiques légèrement différentes des OPAC 1.0 : tout d’abord, pour être efficace, l’interface « web 2.0 » doit être gérée indépendamment de celle du SIGB (système intégré de gestion de bibliothèque). Des mises à jour, parfois complexes, doivent donc être régulièrement effectuées.

Mais c’est surtout dans les fonctionnalités de recherche et d’affichage des données que ces nouveaux OPAC se différencient de leurs prédecesseurs.

Ainsi, les recherches « à la google » sont privilégiées, le silence dans les réponses est exclu.

Ces nouveaux OPAC sont amenés à se développer davantage dans le futur proche, ce qui est une bonne nouvelle pour les usagers qui se trouvent alors acteurs de la bibliothèque.

logo babelthèqueUn OPAC 2.0 : Babelthèque

Babelthèque est un OPAC 2.0 édité par la société Babelio.

Babelthèque propose, entre autres fonctionnalités, la citation et l’ajout de critiques ou de commentaires sur le document, des étiquettes navigables de classement, et la notation par les lecteurs. Vous pouvez voir à quoi ça ressemble sur le site de la médiathèque de Toulouse, et sur ce slide.

Babelthèque permet également aux bibliothèques d’enrichir leur catalogue et leur site en important le contenu produit par les membres de la communauté de lecteurs Babelio.

logo-libfly Libfly

Libfly est lui aussi un OPAC 2.0. Le Bulletin des Bibliothèques de France en parle ici.

Au-delà de l’aspect communautaire de ce portail, comme des autres OPAC 2.0 dont nous avons déjà parlé, Libfly a des fonctionnalités en plus : il aide à repérer les livres en bibliothèque ou en librairie à côté de chez soi. L’internaute peu également créer des listes de lecture et proposer ses ouvrages au prêt. Un blog en parle ici.

AFI-OPAC 2.0 : un portail communautaire

Des logiciels destinés à créer des OPAC 2.0 sont à disposition sur le Web, à l’image du portail communautaire AFI-OPAC.

logo AFI OPAC.png

AFI-OPAC est un logiciel libre à destination des bibliothèques et des centres de documentation. Il permet aux établissements de mettre en place simplement un portail communautaire basé sur les fonds de la bibliothèques, ainsi que sur ses usagers. Ces derniers peuvent ainsi enrichir le fond du catalogue, qui est également agrémenté automatiquement par des moteurs moissonnant en continu le web.

AFI-OPAC propose entre autres d’enrichir automatiquement les notices de documents sonores ou vidéo avec les extraits Amazon, les bandes-annonces et les photographies de cinefil.com. Il  permet également aux usagers et bibliothécaires de commenter des ouvrages.

Pour voir de quelle manière fonctionne API-OPAC, vous pouvez aller sur le site de la médiathèque de Yerres et sur celui de la médiathèque de Bourg-la Reine.

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Pour tout savoir sur les réseaux sociaux…

Vous avez déjà entendu parler de Facebook ou de MySpace, mais vous êtes désireux d’en savoir plus ? Alors ce billet est fait pour vous !

Les réseaux sociaux sont des sites de partage communautaire. Chaque utilisateur peut y créer sa fiche personnelle, et ensuite de la rendre publique pour tous, ou pour une communauté d’amis sélectionnés par l’utilisateur. Comme leurs noms l’indiquent ces sites sont destinés à la création d’un réseau, qu’il s’agisse d’un réseau d’amis ou d’un réseau plus professionnel. De tels sites permettent également d’autres fonctionnalités, comme l’échange de photos, de vidéos, l’intégration de widgets… Revenons sur le deux sites les plus emblèmatiques : Facebook et MySpace.

Facebook

Facebook, créé en 2004 pour des étudiants d’Harvard, est ouvert à tous. Il est aujourd’hui le plus grand site de réseau social au monde. Grâce à Facebook (qui signifie Trombinoscope en français) vous pourrez éditer votre profil, c’est-à-dire ajouter une photo de vous, dire ce que vous aimez, ce que vous pensez, ce que vous faites… Vous pourrez aussi rechercher ou plutôt retrouver des amis, des réseaux et vous disporez même d’une boite mail. L’intérêt pour les professionnels de la documentation est de pouvoir retrouver des groupes qui se sont déjà formés ou en former de nouveaux. D’ailleurs de nombreuses bibliothèques s’y sont déjà essayé : la BnF a désormais son profil, tout comme la BPI. Des groupes se sont également formés pour soutenir les bibliothèques (comme par exemple un groupe qui s’oppose à la fermeture de la bibliothèque Vaugirard).

MySpace

MySpace, rendu populaire grâce aux musiciens non professionnels qui l’utilisaient pour se lancer, permet également de se créer une page personnelle. Cette page, proche du blog, peut être agrémentée de photos, vidéos mais aussi de musique. L’impact de MySpace est encore limité, mais quelques bibliothèques ont déjà leur page MySpace : la Bibliothèque de Toulouse, la Médiathèque de Brest ou encore la Médiathèque de Lens.

 

Voilà, vous savez tout ! Pour plus d’info, vous trouverez un tutoriel à la fois sur Facebook et sur MySpace réalisé par la Bibliothèque de Lyon,  et une autre pour apprendre à développer une application Facebook en dix étapes ici.

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Une bibliothèque 2.0 à Romans

romans2

La Médiathèque du Pays de Romans (Drôme) ou comment s’illustrer en tant que pionnier dans le web 2.0 ?

Présence sur les sphères web 2.0

everythoutek

Romans offre à ses usagers un blog : présentation sous forme de carte interactive des guides touristiques disponibles à la médiathèque, un onglet Cartorecette présentant sous forme de carte un large éventail de recettes de cuisine et enfin un accès aux expos virtuelles.

universnetvibe

La médiathèque de Romans a aussi créé sa page netvibes : infos pratiques, accès à l’OPAC, actu locale, sélection d’ouvrages, sites ou documents par section (adultes, jeunesses,musique), liens vers livres en écoute.

Au niveau des outils…

twitter

La médiathèque, décidément très web 2.0, a lancé son propre widget Twitter. Grâce à lui, les internautes pourront lire la lettre des médiathèques ainsi que lire les avis des lecteurs sur divers oeuvres voire même contribuer eux-même en ajoutant leurs propres remarques.

barreoutil

Encore plus fort : la création et mise à disposition des internautes d’une barre d’outil 100 % Médiathèque de Romans ! Celle-ci permet d’obtenir les mises à jour du site directement dans le navigateur, de créer des répertoires de liens, d’intégrer une boîte de recherche Google, de créer des alertes et de lire des flux RSS.

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Une bibliothèque collaborative : Calaméo

logo Calaméo

Qu’est-ce que Calaméo ?

Calaméo est une application en ligne née avec le web 2.0. Elle permet de créer ses propres publications sur le web, facilement et instantanément.

Calaméo s’adresse à tous les publics, professionnels comme particuliers. Il suffit de s’inscrire, gratuitement, puis on peut publier des documents, les faire partager à des millions de membres dans le monde entier. Il est également possible d’annoter ces documents, de les noter, et bien sûr de consulter les publications des autres membres.

Calaméo en bibliothèque

Calaméo est un outil utile pour les bibliothèques ; en effet, elles peuvent grâce à ce logiciel créer une bibliothèque numérique et mettre en valeur leurs fonds. Certaines bibliothèques françaises l’ont déjà adopté, comme celle de Bagnolet, celle de Melun, ou encore celle de Quimperlé.

Le nombre d’ouvrages accessibles sur Calaméo est encore limité, mais il promet d’augmenter dans les années à venir.

scribd

Scribd

Le site anglophone Scribd propose les mêmes fonctionnalités que Calaméo (celui-ci a d’ailleurs dû s’en inspirer), mais avec un catalogue plus fourni. Il réuni 50 millions de lecteurs et 50 000 documents.

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Delicious – Diigo ou Comment faire du « Social Bookmarking »

Le social bookmarking

Qu’on l’appelle bookmark, favori ou signet, le marque-page électronique a une fonction simple : mettre en mémoire une adresse web afin de pouvoir la retrouver rapidement par la suite.

Le social bookmarking, ou marque-page social, initié avec des sites tels que Delicious ou Diigo, permet à un utilisateur de sauvegarder ses marque-pages directement en ligne sur l’un de ces sites. Chaque adresse est alors taguée, c’est-à-dire qu’on y appose des mots-clés, qui formeront ensuite un nuage de tags. Un résumé peut également être associé à un lien, pour décrire le contenu de la page. Ce système offre donc la possibilité de maintenir des listes de lien, d’y accèder de n’importe où et surtout de les partager !

Delicious – Diigo : mode d’emploi, intérêts, limites…

delicious_logo Delicious est un très bon outil de veille. Chaque utilisateur a sa propre page publique et accessible à tous, afin de partager ses liens même s’il peut se garder la possibilité de cacher certains liens. Il présente plusieurs intérêts comme notamment d’afficher en page d’accueil les liens les plus « bookmarkés » du moment, très utile pour suivre l’actualité de la toile. De plus, Delicious rassemble une communautés très importante de gens car il est l’un des système de partage de marque-pages le plus utilisé. Il permet également d’autres fonctions auxquelles on ne pense pas immédiatement comme par exemple créer des guides thématiques (voir l’article de Dominique, bibliothécaire). De nombreuses bibliothèques se sont déjà lancées dans le partage de leurs bookmarks grâce à Delicious. C’est le cas notamment de la Bibliothèque de l’Université de Paris IV, la Bibliothèque de Toulouse ou encore la Bibliothèque de l’Université de Provence.

Alors vous mourrez d’envie de vous lancer ? Pour vous aider dans cette démarche, voici un très bon tutoriel réalisé par la Bibliothèque de Lyon, et une explication en ligne .

diigoLOGO_whiteDiigo est également un service de partage de marque-pages, mais il va beaucoup plus loin que Delicious et semble très prometteur. En effet, Diigo rassemble de nombreuses fonctionnalités que ne permet pas Delicious ou très peu. Tout d’abord, si vous possédez déjà un compte Delicious, Diigo vous permet d’importer tous vos bookmarks, ainsi que les tags qui y sont apposés. Diigo c’est aussi la possibilité d’annoter vos bookmarks, de surligner et annoter des pages web, de créer des listes voire même des groupes d’utilisateurs qui mettent en commun leurs signets, échangent sur des forums et pourront faire partie de vos « amis ». En bref, Diigo va plus loin que Delicious, et de plus en plus d’utilisateurs se convertissent. Des bibliothèques s’y sont déjà essayé comme la Bibliothèque Municipale de Brest. Et pour vous lancez, reportez vous aux très bons tutoriels du site, malheureusement en anglais, mais très simple d’utilisation.

Et pour avoir un exemple, n’hésitez pas à jeter un oeil à notre diigo qui se trouve ici !

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Netvibes vs Google Reader

Netvibes, Google Reader : de quoi s’agit-il ?

Netvibes est davantage un portail web français personnalisable qu’un agrégateur de flux RSS, bien que cette fonction soit une des utilisations principales. Il est constitué d’onglets dans lesquels on intégre des widgets (« gadgets » en anglais). Les widgets sont des outils qui permettent d’obtenir des informations et il en existe différents types : météo, carte routière, pense-bête, notes, et bien sûr flux RSS. (La liste de tous ces widgets est disponible sur Netvibes Ecosystem.) Votre page peut être privée ou publique, c’est-à-dire visible par tous, selon votre choix. Enfin, Netvibes se tourne vers la nouveauté avec sa dernière version baptisée Ginger qui propose désormais d’intégrer des favoris et de les partager de manière publique ou privée.

Qu’en est-il de Google Reader ? Il s’agit également d’un lecteur de flux RSS et Atom. Comment ça fonctionne ? Les utilisateurs s’abonnent à des flux en utilisant la fonction de la recherche du lecteur de Google, ou en entrant l’URL exact du flux RSS/Atom. les mis à jour s’affichent dans le menu à gauche de l’écran et on peut alors les classer par date ou par pertinence. Ces items sont organisables avec des étiquettes (ou tags), des étoiles… Tout comme sur Netvibes, les items peuvent être partagés.

Avantages et Inconvénients

Tous deux présentent un certain nombre d’avantages et d’inconvénients. Netvibes est, pour sa part, très simple d’utilisation notamment pour les novices, il permet de visualiser en un coup d’oeil la quasi-totalité des informations importantes. Cependant, la personnalisation de l’interface est encore limitée. Google Reader quant à lui, présente de nombreux avantages et semble de plus en plus utilisé par les professionnels de l’information-documentation. Parmi tous ses avantages, on peut citer : différents affichages, meilleure organisation, classement et gestion des flux, possibilité de partage, et bien sûr lien avec les autres applications de Google comme IGoogle. Mais il reste parfois complexe pour qui voudrait se lancer dans les flux RSS.

Que choisir ?

Il ne s’agit pas ici de dicter une conduite ou d’imposer un choix. Ces agrégateurs sont tous les deux de bons outils de veille. Mais il ne faut pas oublier que le choix d’un outil dépend de l’utilisation que l’on en fera. Ainsi, pour les débutants, il serait préférable de se lancer avec Netvibes, afin d’y découvrir tous les trucs et astuces des flux RSS, se créer sa propre page et allier veille pro et veille perso, et ensuite surfer sur la vague Google Reader (d’autant que vous pourrez importer vos flux issus de Netvibes!). Bien entendu, si vous désirez vous lancer davantage dans la veille professionnelle, organiser de manière pointue vos flux, alors Google Reader est parfait pour vous…

En somme, si vous voulez vous lancer, il y a un tutoriel Netvibes .

Via et Via

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Twitter et autres microblogs…

Le microblogging, Késako?

Le microblogging est le fait de publier (blogging) des messages courts (micro) sur le web. Il est apparu avec le site Twitter.com qui a vu le jour en 2006.

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La principale fonctionnalité de Twitter est d’envoyer des messages et ainsi les communiquer à d’autres utilisateurs. Ces messages sont appelés tweet (« gazouillis » en anglais) et sont limités à 140 caractères.

Twitter est un outil de veille passive. Il permet de se créer un réseau social, entre collègues, amis ou simples connaissances. C’est aussi et surtout un moyen simple de diffuser et collecter des informations intéressantes détenues par d’autres utilisateurs.

Quel intérêt pour les professionnels de la doc ?

Les intérêts de Twitter en bibliothèque sont multiples, voici les principaux :

–  Rester en contact avec vos collègues

– Avoir des infos sur les conférences auxquelles vous n’avez pas pu assister

– Annoncer les évènements de votre bibliothèque

– Avertir les usagers des nouveautés, des réservations disponibles…

Retrouver d’ailleurs des exemples de bibliothèques qui se sont lancées comme la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin. Nos amis outre-atlantique, quant à eux, sont déjà nombreux à utiliser Twitter : retrouvez la liste publiée sur le blog Circulation.

Quelles perspectives pour Twitter?

Twitter est de plus en plus présent sur la toile. il compte déjà 5 millions d’utilisateurs et 5000 à 10 000 nouveaux comptes se créent chaque jour !

Sans compter les concurrents qui arrivent, notamment identi.ca qui utilise les mêmes fonctionnalités que Twitter mais qui lui est Open Source.

Pour tous ceux qui hésitent encore, tâtonnent, ou veulent en savoir plus, vous trouverez un très bon tutoriel , ou encore un magnifique powerpoint ici et pour les bilingues le guide illustré de Twitter c’est par là.

Source image Twitter : http://www.emilieogez.com/

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