Archives d’Auteur: Maxime Nahon

Fin du blog

Bonjour, Ce blog a été réalisé lors d’un cours sur les outils web2 à l’EBD – Ecole de bibliothécaires documentalistes.

Il ne sera probablement plus alimenté.

Néanmoins nous le laissons ouvert, si certains billets intéressent quelqu’un. Le groupe Diigo reste également ouvert, vous pourrez donc accéder à nos liens.

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Le wiki, outil collaboratif par excellence

Un des plus fameux emblème du web 2.0 est Wikipédia, l’encyclopédie en ligne universelle et collaborative. Créée en 2001 par Jimmy Wales, son objectif est de proposer une source de savoir universelle créée par les utilisateurs, en considérant que le contrôle a posteriori par l’ensemble de ces utilisateurs permet de garantir une certaine exhaustivité et une qualité digne des plus grandes encyclopédies commerciales. Wikipédia est devenu un des sites web les plus visités au monde et héberge plus de 13 millions d’articles dont près de 800.000 en français.

Wikipédia est un site écrit sous forme de wiki. Un wiki est un système de gestion de contenu de site web dont la particularité est de permettre la modification des pages du site par les visiteurs. Le wiki est un outil ancien, puisque les premiers datent de 1995 (c’est d’ailleurs une des raisons qu’évoquent les adversaires de la notion de web 2.0).

Dans un wiki donc, les utilisateurs peuvent modifier les pages du site. Mieux, ils sont les rédacteurs du site.  Par défaut, seule la structure du site n’est modifiable que par les administrateurs. Bien sûr, il est possible de restreindre l’accès à la modification aux personnes ayant créé un compte par exemple (pour limiter le vandalisme notamment), ou de créer des catégories de pages au contenu sensible qui ne peuvent être modifiées que par des utilisateurs agréés.

Les intérêts des wikis sont multiples. Ils peuvent s’adresser à l’ensemble des internautes. Wikisource par exemple est un projet de bibliothèque numérique libre soutenue par la fondation Wikimedia, qui héberge également Wikipédia. Elle permet aux utilisateurs de déposer tout les textes libres de droits ayant déjà fait l’objet d’une publication, ainsi que des textes officiels. Les utilisateurs doivent mettre en forme les textes, créer les éventuels liens et éventuellement créer des traductions.

Le wiki peut aussi concerner un sujet précis, tout en restant accessible en lecture comme en écriture à n’importe quel utilisateur intéressé : Bibliopédia est un wiki s’adressant à tous les professionnels de la documentation et propose des tutoriels, des définitions et éclaircissements ainsi que des liens vers des sites et ressources électroniques extérieures, ou son équivalent américain créé par l’American Library Association.

Mais de manière générale, le wiki peut être un outil de travail collaboratif génial, qui correspond très bien aux besoins des bibliothèques. Il peut servir d’espace de gestion de projet, comme par exemple le site du groupe de travail sur les archives ouvertes du Consortium Couperin.

Ce peut aussi être un espace d’échange avec le public, moins austère qu’un site web classique et plus collaboratif qu’un blog (auquel il peut parfaitement être associé), comme le wiki des bibliothèques de l’Université d’Ohio.

La bibliothèque peut également s’en servir dans le cadre d’un atelier, comme c’est le cas pour le célèbre wiki MARELLE sur l’écriture de la médiathèque de Melun.

Ou pourquoi pas pour créer des ressources thématiques, comme le wiki sur la ville de Londres créé par la London County public Library ou le très bon ALPHABib sur l’accueil du public handicapé en bibliothèque supervisé par la BPI.

Vous trouverez une liste de bibliowikis français sur bibliopédia ou une autre liste plus complète de wikis anglophones et germanophones .

Si vous voulez vous mettre au wiki, il vous faudra faire un choix entre différentes solutions hébergées ou à installer. La licence pro ressources documentaires de Montpellier-3 a dressé une liste non-exhaustive ici. Elle a aussi fait une présentation poussée ainsi qu’un tutoriel pour l’utilisation de MediaWiki, le logiciel de la fondation WikiMedia utilisé notamment pour Wikipedia et tous les sites hébergés par Wikia.

Via, via, et via

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Classé dans Outils généraux du web 2.0

Le mashup en bibliothèque : plus qu’un simple gadget ?

Si vous surfez un peu sur le web, vous avez forcément déjà vu des exemples de mashup, comme des sites touristiques (Trivop mixe GoogleMaps et Tripadvisor) ou une carte pour trouver les Vélib’ disponibles près de chez vous (les Lyonnais ont aussi droit à leur site).

Un mashup (ou mash-up, ou « application composite » d’après wikipédia) est une application créée en utilisant d’autres applications indépendantes (souvent des applications typiques du web 2.0 comme Googlemaps pour la localisation, Flickr pour les images, Wikipédia pour les informations, etc.). Si le mashup est possible, c’est parce que les concepteurs des différentes applications web ont laissé la possibilité à ces applications de communiquer entre elles, et mettent même souvent à disposition des API (interfaces de programmations) pour fabriquer ces mashups.

L’application web la plus fréquemment utilisée pour créer des mashup est GoogleMaps, puisqu’elle permet très facilement de créer des applications pertinentes de géolocalisation. Le monde des bibliothèques n’échappe pas à la règle et on en trouve des exemples originaux :

  • La cartoguide du blog everitouthèque permet de visualiser sur une carte GoogleMaps la liste des guides géographiques disponibles dans les médiathèques du Pays de Romans.
  • La Skokie Public Library dans l’Illinois propose un service de bibliobus. On peut consulter sur une carte GoogleMaps les horaires de passage du bus, et un simple coup de téléphone permet de réserver un document.
  • Cécile Arènes, rédactrice du blog LiberLibri, a elle créé une carte des bibliothèques 2.0 en France.
  • La bibliothèque numérique de Roubaix alimente une exposition sur Van der Meersch en proposant une carte interactive sur les lieux qui ont compté dans sa vie.

Mais un des mashup les plus ambitieux, propres à l’univers des bibliothèques, est le projet bibli.othequ.es lancé par Damiano Albani. Cet outil, qui veut remédier à l’austérité des OPAC 1.0, mélange un accès aux catalogues de bibliothèques, aux pages des principaux vendeurs en ligne comme Amazon, Chapitre ou la FNAC, et un plugin pour navigateur.  Lucie a fait un très bon article à ce sujet.

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Classé dans Découvrir le web 2.0

Le web 2.0 c’est quoi ?

Ce blog a pour sujet les utilisations du web 2.0 en bibliothèque. La moindre des choses est de définir ce qu’est ce fameux web 2.

L’expression, construite sur le modèle des noms de version donnés aux logiciel, a été lancée en 2004 par Dale Dougherty de la société O’Reilly Media pour parler des mutations du web à ce moment là.

Caractéristiques du web

Souvent ambigüe, parfois controversée, l’appellation web 2.0 ne fait pas tant référence à un web qui aurait subitement changé qu’à une évolution progressive des utilisations et des technologies de la toile. On retrouve généralement dans les sites web étiquetés 2.0 des caractéristiques communes, ni obligatoires ni forcément suffisantes :

  • Le webmaster n’est plus le seul créateur de contenu. Des contributeurs qui ne connaissent rien aux langages informatiques peuvent rédiger facilement des articles et pages web.
  • Les utilisateurs deviennent actifs par rapport aux contenus des pages : ils commentent, ils votent, ils taguent, ils proposent, souvent même rédigent. Le  site devient interactif.
  • Le site est « social » ou « communautaire » : les utilisateurs aux intérêts communs (ou non d’ailleurs) peuvent facilement partager des données à propos de n’importe quoi, trouver d’autres utilisateurs via des affinités, jusqu’à former de véritables réseaux sociaux.
  • L’ergonomie du site est améliorée. Des applications autrefois installées sur les ordinateurs peuvent maintenant être utilisées depuis n’importe quel navigateur internet.
  • Le site n’est plus isolé sur la toile. Il fait fréquemment référence à d’autres sites qui le mentionnent en retour, il détourne des applications créées par d’autres pour coller à son propre usage (le mashup)
  • Le site n’est pas statique, mais dynamique, en perpétuelle évolution, proposant du nouveau contenu et actualisant l’ancien. Ces actualisations peuvent être notifiées automatiquement dans des outils de veille appelés agrégateurs.
  • Les documents audiovisuels ou interactifs occupent une place prépondérante dans le site.

Le web 2 côté techno

De nombreuses technologies ont permis l’émergence de ce phénomène web2 et d’autres sont apparues depuis.

Citons pour les langages le XML, base de pratiquement toutes les applications du web aujourd’hui, le XHTML petit frère 2.0 du HMTL, le CSS qui permet facilement de créer des pages web graphiquement homogènes et AJAX qui mélange un peu tout ça.

La syndication de contenu, via des technologies appelées RSS ou ATOM par exemple, est également symptomatique du web2.

Les navigateurs internet à l’instar de Firefox ont également joué le jeu en proposant de plus en plus un nombre faramineux de plugins et autres extensions  qui permettent notamment d’intéragir plus facilement avec les pages web.

L’étiquetage, espèce d’indexation sauvage à base de « tags« , faite par des utilisateurs non-formés aux techniques de gestion de l’information comme vous et moi, est omniprésent sur les sites 2.0. Le partage de tags sur un réseau social faisant ressortir les tags les plus utilisés est appelée folksnomonie (et produit souvent des résultats assez peu convainquants).

L’application flash développée par Macromedia et reprise par Adobe permet de développer facilement des pages interactives, graphiquement très poussées et interopérables.

Et les principaux sites web 2 alors ?

Vous trouverez de nombreux billets sur ce blog qui étudieront plus en détail certains sites phares du web 2, aussi je ne tacherais pas d’être exhaustif – ce serait de toute manière impossible, mais voilà quelques exemples :

Pour aller plus loin dans l’approche du web 2 et son usage en bibliothèque, référez-vous à ce superbe slide réalisé par Silvère Mercier, l’auteur du fameux bibliobsession :

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