Fin du blog

Bonjour, Ce blog a été réalisé lors d’un cours sur les outils web2 à l’EBD – Ecole de bibliothécaires documentalistes.

Il ne sera probablement plus alimenté.

Néanmoins nous le laissons ouvert, si certains billets intéressent quelqu’un. Le groupe Diigo reste également ouvert, vous pourrez donc accéder à nos liens.

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Les bibliothèques numériques

Les bibliothèques numériques : une révolution technologique

Une bibliothèque numérique est un ensemble de textes numérisés accessibles à distance.

Il faut distinguer 2 grands types de bibliothèques numériques :

  • celles qui mettent en ligne des pages numérisées d’ouvrages originaux (comme Gallica)
  • celles qui mettent le texte lui-même en ligne directement (par exemple le projet Gutenberg)

Les plus connues en France sont Gallica et Europeana.

Gallica

gallica Gallica est la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France.

Le projet a été initié en 1997, et les fonds numérisés augmentent continuellement.

Aujourd’hui on recense presque 800 000 documents, accessibles gratuitement.

Pour savoir comment est né ce projet, allez faire un tour ici.

Europeana

think_culture_logo_top_2 Europeana est la bibliothèque numérique européenne proposant 4 millions d’objets numériques : des textes, des images, des vidéos et des fichiers audio. Europeana est alimentée par des bibliothèques et établissements culturels européens.

L’objectif d’Europeana est de créer un patrimoine culturel européen et transnational, sous forme numérique, accessible gratuitement sur internet.

La bibliothèque numérique mondiale

La bibliothèque numérique mondiale, réalisée sous la houlette de l’Unesco et de la bibliothèque du Congrès (la bibliothèque nationale américaine), est accessible en ligne depuis mars 2009. Le site rassemble des dizaines de milliers d’images, de pages d’informations, de textes et de documents sonores issus de 26 bibliothèques et centres d’archives de 19 pays différents. Toutes ces ressources sont disponibles gratuitement en plusieurs langues. Le site est hébergé par la Bibliothèque du Congrès. Un article en parle ici.

D’autres bibliothèques numériques à l’étranger

La France n’est évidemment pas le seul pays à réaliser projet de bibliothèques numériques. A l’étranger existe aussi de grands projets de ce ressort.

images La bibliothèque du Congrès aux Etats-Unis est la plus grande bibliothèque au monde. Elle propose un accès numérique à une partie de ses fonds ici, ainsi qu’à la bibliothèque numérique internationale dont nous venons de parler.


smallbl logo_cmykAu Royaume-Uni, la British Library met également à disposition des internautes des ressources numériques. Des expositions virtuelles sont également disponibles. Le projet de la British Library est d’avoir numérisé et mis à disposition des internautes d’ici à 2011 20 millions de pages d’oeuvres littéraires du 19ème siècle, 1 million de pages de journaux historiques, 4 000 heures d’enregistrements sonores qui s’ajouteront aux 4 000 déjà disponibles, ainsi que 100 000 pages de manuscrits grecs. Un article en parle ici.

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Ann Harbour, modèle 2.0 aux USA

Un exemple de bibliothèque 2.0 outre Atlantique dans la ville de Ann Arbor dans la Michigan à travers le réseau de bibliothèques Ann Arbor District Library.

Celle-ci a obtenu 5 étoiles décernées par le Library Journal pour récompenser les bibliothèques à forte valeur ajoutée. Elle apparaît de façon récurrente lors des recherches sur les bibliothèques 2.0 en tant que modèle et pionnière.

D’une façon générale, on peut saluer l’effort de ces bibliothécaires pour suivre et mettre à profit les possibilités offertes par les nouvelles technologies : important élan de mutualisation des ressources, omniprésence du contenu numérique (ebooks, mp3), etc.

Concernant les applications web 2.0, on peut noter :

– les différents blogs (celui du conservateur, celui relatif aux documents audio, celui concernant les livres, celui dédié aux document vidéo)

– le module d’ajout de commentaires

– un très important répertoire de fils RSS (une page Netvibes aurait peut-être été plus appropriée?)

– des solutions de taggage collaboratif

– et enfin des outils de ranking

En conclusion, cette bibliothèque s’illustre par la variété des outils qu’elle utilise, parfois ceux-ci semblent relever plus du gadget que d’outils répondant à un réel besoin; néanmoins ce genre d’initiatives peut avoir un rôle moteur dans la diffusion des technologies non négligeable et donc louable.

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Le wiki, outil collaboratif par excellence

Un des plus fameux emblème du web 2.0 est Wikipédia, l’encyclopédie en ligne universelle et collaborative. Créée en 2001 par Jimmy Wales, son objectif est de proposer une source de savoir universelle créée par les utilisateurs, en considérant que le contrôle a posteriori par l’ensemble de ces utilisateurs permet de garantir une certaine exhaustivité et une qualité digne des plus grandes encyclopédies commerciales. Wikipédia est devenu un des sites web les plus visités au monde et héberge plus de 13 millions d’articles dont près de 800.000 en français.

Wikipédia est un site écrit sous forme de wiki. Un wiki est un système de gestion de contenu de site web dont la particularité est de permettre la modification des pages du site par les visiteurs. Le wiki est un outil ancien, puisque les premiers datent de 1995 (c’est d’ailleurs une des raisons qu’évoquent les adversaires de la notion de web 2.0).

Dans un wiki donc, les utilisateurs peuvent modifier les pages du site. Mieux, ils sont les rédacteurs du site.  Par défaut, seule la structure du site n’est modifiable que par les administrateurs. Bien sûr, il est possible de restreindre l’accès à la modification aux personnes ayant créé un compte par exemple (pour limiter le vandalisme notamment), ou de créer des catégories de pages au contenu sensible qui ne peuvent être modifiées que par des utilisateurs agréés.

Les intérêts des wikis sont multiples. Ils peuvent s’adresser à l’ensemble des internautes. Wikisource par exemple est un projet de bibliothèque numérique libre soutenue par la fondation Wikimedia, qui héberge également Wikipédia. Elle permet aux utilisateurs de déposer tout les textes libres de droits ayant déjà fait l’objet d’une publication, ainsi que des textes officiels. Les utilisateurs doivent mettre en forme les textes, créer les éventuels liens et éventuellement créer des traductions.

Le wiki peut aussi concerner un sujet précis, tout en restant accessible en lecture comme en écriture à n’importe quel utilisateur intéressé : Bibliopédia est un wiki s’adressant à tous les professionnels de la documentation et propose des tutoriels, des définitions et éclaircissements ainsi que des liens vers des sites et ressources électroniques extérieures, ou son équivalent américain créé par l’American Library Association.

Mais de manière générale, le wiki peut être un outil de travail collaboratif génial, qui correspond très bien aux besoins des bibliothèques. Il peut servir d’espace de gestion de projet, comme par exemple le site du groupe de travail sur les archives ouvertes du Consortium Couperin.

Ce peut aussi être un espace d’échange avec le public, moins austère qu’un site web classique et plus collaboratif qu’un blog (auquel il peut parfaitement être associé), comme le wiki des bibliothèques de l’Université d’Ohio.

La bibliothèque peut également s’en servir dans le cadre d’un atelier, comme c’est le cas pour le célèbre wiki MARELLE sur l’écriture de la médiathèque de Melun.

Ou pourquoi pas pour créer des ressources thématiques, comme le wiki sur la ville de Londres créé par la London County public Library ou le très bon ALPHABib sur l’accueil du public handicapé en bibliothèque supervisé par la BPI.

Vous trouverez une liste de bibliowikis français sur bibliopédia ou une autre liste plus complète de wikis anglophones et germanophones .

Si vous voulez vous mettre au wiki, il vous faudra faire un choix entre différentes solutions hébergées ou à installer. La licence pro ressources documentaires de Montpellier-3 a dressé une liste non-exhaustive ici. Elle a aussi fait une présentation poussée ainsi qu’un tutoriel pour l’utilisation de MediaWiki, le logiciel de la fondation WikiMedia utilisé notamment pour Wikipedia et tous les sites hébergés par Wikia.

Via, via, et via

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Toulouse : un modèle de bibliothèque 2.0

Logo BM Toulouse

Le réseau des bibliothèques municipales de Toulouse est un modèle de l’utilisation et la valorisation des outils du web 2.0.

Une rubrique spéciale leur est dédiée sur la page “Services en ligne” et offre aux utilisateurs des possibilités bien au-delà du gadget.

  • Possibilité de s’abonner aux flux RSS et à la newsletter du site web de la bibliothèque
  • Mise à disposition de widgets permettant  d’accéder à un « module de recherche » dans le catalogue de la bibliothèque sur une  page Netvibes personnalisée, Facebook, Myspace ou Igoogle
  • On trouve enfin un lien pour l’installation de plug-in permettant d’intégrer le catalogue de la Bibliothèque de Toulouse – dans l’outil de recherche intégré à Firefox ou Internet Explorer. Celui-ci permet de rebondir directement depuis Google ou Amazon vers le catalogue de la bibliothèque.

Ces outils permettent un réel gain de temps et ont été conçus et proposés en tenant compte de l’utilisateur final : les mini-tutoriels, “Qu’est-ce qu’un widget ?” et “Qu’est-ce qu’un plug-in?” seront appréciés par l’utilisateur peu expérimenté.

A visiter également, le blog de la bibliotheque « Blog à part” qui offre également un abonnement aux fils RSS des billets ou des commentaires.

A noter enfin, la présence de la bibliotheque sur les plateformes majeures du web 2.0 :

  • sur Myspace : cet espace a pour vocation de promouvoir des nouveautés musicales en particulier issues de la scène toulousaine. C’est aussi l’occasion pour les bibliothécaires de faire connaître le fonds et les services offerts par la section discothèque de la bibliothèque.
  • sur Flickr : la bibliothèque a souhaité proposer aux internautes une sélection d’images provenant du fond Trutat : 5 000 photographies anciennes sur plaques de verre. Cette collection appartient au domaine public : les internautes peuvent donc librement copier ou télécharger les images de leur choix. Ils pourront également partager leurs connaissances et enrichir les légendes de ces photographies par des commentaires utiles.

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Classé dans Modèles de bibliothèques 2.0

Bibli.othequ.es : les bibliothèques proches de chez vous à portée de clic

Face au développement des catalogues de bibliothèques sur Internet, un jeune informaticien a eu l’idée de créer un SUDOC (Service Universitaire de Documentation) des bibliothèques publiques. C’est Bibliobsession qui en parle ici.

Les bibliothèques près de chez vous

L’idée est simple : proposer un service de recherche simple et commun à toutes les bibliothèques proche de chez vous (bibliothèques municipales, universitaires, associatives…). Ainsi, plus besoin d’effectuer plusieurs recherches sur différents catalogues, que le créateur de ce projet trouve « très peu agréables à utiliser ».

Voilà ce que ça donne.

Comment ça marche ?

Les bibliothèques souhaitant participer à ce projet doivent permettre l’interrogation de leur catalogue par des API (application programming interface, en français interface de programmation applicative) ou standards reconnus, comme Z39-50.

L’usager se rend sur le site et sélectionne les bibliothèques de son choix parmi celles qui mettent leur catalogue à disposition. Il installe ensuite sur son ordinateur un plug-in (Greasemonkey sur Firefox et Explorer, Greasekit sur Safari), puis télécharge le plug-in des bibliothèques.

C’est fait ! En surfant sur vos sites de vente de livres habituels (alapage, amazon, fnac, chapitre), vous serez automatiquement averti de la disponibilité ou non de l’ouvrage dans les bibliothèques que vous avez sélectionné.

found Cette icône s’affiche lorsque le livre est disponible…

not-found … et celle-ci lorsqu’il ne l’est pas !

Vous saurez alors si le livre que vous convoitez est disponible dans votre bibliothèque ou non.

Simple comme un clic, non ?

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Les bibliothèques italiennes et le web 2.0

Conférence Web 2.0 et bibliothèques

En mars dernier à eu lieu à Rome une conférence ayant pour sujet le web 2.0 et les bibliothèques, preuve que ce sujet n’est pas limité à la France.

En introduction, la directrice de la bibliothèque de La Sapienza à Rome a fait un bref retour sur l’historique du web 2.0. Selon elle, adopter les technologies du web 2.0 peut permettre aux bibliothèques d’avoir les clés rapides et immédiates pour l’accès au contenu de la bibliothèque. Cela crée également une forte valeur ajoutée pour ces dernières.

L’apparition du web 2.0 en Italie

C’est en 2005 que seraient nés les premiers usages du web 2.0 dans les bibliothèques italiennes, et que serait apparu le terme de bibliothèque 2.0. A partir de là ces outils se sont développés et sont devenus des thèmes récurrents dans les revues spécialisées (Biblioteche Oggi, Biblionline, Proceedings CNBA). Le point culminant de cette ouverture des bibliothèques aux web 2.0 et à ses technologies aurait été représenté par l’édition 2009 du Convegno delle Stelline, »Il mondo in biblioteca / la biblioteca nel mondo. Verso l’internazionalizzazione del servizio e della professione” (le monde dans la bibliothèque / la bibliothèque dans le monde. Vers l’internationalisation du service et de la profession).

Un programme intitulé « 23 library things »  comprend 23 modules à suivre sur 9 semaines. Ces mesures ont été prises pour former les bibliothécaires italiens à ces divers outils : Youtube, Podcast, Flickr, Slideshare, Facebook, des wikis, blogs… en bref, à tous les outils sociaux.

Qu’en est-il du web 2.0 dans les bibliothèques italiennes ?

Un questionnaire sur l’utilisation des outils 2.0 avait été distribué dans les bibliothèques italiennes ;  les résultats ont été communiqués lors de cette conférence. Selon les réponses de 148 établissements, les instruments les plus utiles et les plus fréquemment utilisés sont les blogs, les wikis, et les fils RSS.

Parmi les raisons qui empêchent les bibliothécaires d’utiliser ces outils figure en première position le manque d’intérêt des dirigeants et supérieurs, ainsi que le manque de temps à consacrer à l’apprentissage de ces nouvelles technologies.

Le thème suivant portait sur l’avenir des catalogues des bibliothèques. Il en est ressorti l’idée que les bibliothèques italiennes ne doivent pas rester fermées aux nouveaux OPAC, car cela leur nuirait. Elles sont d’ailleurs assez peu avancées dans ce domaine, et ont donc des efforts à faire dans ce sens.

Pleiadi

Un exemple d’utilisation des outils 2.0 est celui de Pleiadi (Portale per la Letteratura scientifica Elettronica Italiana su Archivi aperti e Depositi Istituzionali : portail pour la littérature scientifique électronique italienne sur les archives ouvertes et les dépôts institutionnels). Sur le site sont agrégés des contenus de sites différents grâce à des widgets et à des techniques de mashup. Pleiadi possède également une application sur facebook grâce à laquelle il est possible de faire des recherches dans le catalogue.

Le web 2.0 comme outil pour démocratiser les bibliothèques ?

D’après une enquête d’OCLC (Online Computer Library Center) réalisée entre 2005 et 2007, les usagers des bibliothèques italiennes les considérent comme des lieux plutôt lointains, liés aux obligations scolaires ; ils privilègent le web afin d’effectuer leurs recherches. Seulement 1% des usagers commencent une recherche sur le site d’une bibliothèque, contre 84% qui l’initient sur internet.

A une époque où les bibliothèques ne sont plus les uniques détentrices de l’information, repenser leurs rôles s’impose. C’est ce à soit désirent s’atteler les bibliothèques italiennes aujourd’hui., notamment grâce aux outils 2.0.

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